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Photo Gr@738

GR® 738

Le GR® 738 relie Aiguebelle (Savoie) à Vizille (Isère) sur un itinéraire de 127 kilomètres, ponctué d’accès à des refuges, et traverse l’ensemble de la chaîne de Belledonne. Suivant une ligne de crête spectaculaire oscillant entre 2 500 et 2 977 mètres d’altitude, la Haute Traversée de Belledonne est bien plus qu’une simple randonnée : c’est une véritable aventure en montagne.

Une aventure qui dure
11 jours
Préparez vous à
127 km
Etape
01 Etape

 D'Aiguebelle au Pontet

🥾 14km   🧭 6h30     📈1245     📉685

À Aiguebelle, prendre la route de Montgilbert, Le Planay, fort de Montgilbert, le Pontet par le Manchet et les Granges.
En chemin : cette étape est empreinte de l’histoire du fer. Les sites miniers ponctuent son parcours depuis la crête des Mollards jusqu’à la vallée. Le fer en Belledonne évoque 700 ans d’histoire, de Durandal à la compagnie Schneider. Dès le Moyen-âge, les mines des Hurtières furent les plus importantes de Savoie et réputées pour la qualité de leurs minerais. La chanson de Roland rapporte que l’épée Durandal aurait été forgée avec le minerai des Hurtières. A fleur de crête, du col du Champet à celui du Grand Cucheron, on peut rencontrer de nombreux témoignages de ce passé. Faire une halte au musée du Grand Filon et visiter les galeries de mine, c’est aller à la découverte de ce patrimoine exceptionnel.

02 Etape

 Le Pontet (Yourtes du Yayla de Rochebrune) – Refuge de la Perrière (non gardé)

🥾 17km   🧭 8h     📈1805    📉825

À partir du marais du Pontet, prendre le chemin dans la forêt, passer par la “baraque à Michel” et aller au col du Champet. Suivre la ligne de crête jusqu’au col de la Perche d’où l’on domine l’alpage de l’Arbaretan. Descendre aux sources du Gargoton, monter au col de la Perrière et aller jusqu’au refuge du même nom.
En chemin : la montée du Pontet au col du Champet est essentiellement forestière. La crête au-dessus du chalet d’Arbaretan propose un point de vue magnifique sur le Mont Blanc. L’ascension du col de la Perche puis du sommet du Chapotet offre une vue plongeante sur les alpages de la Grande Montagne de Presle et du Verneil. Ils accueillent des troupeaux locaux de génisses et de vaches allaitantes, de juin à octobre. Ces pâturages ont longtemps connu un succès et une affluence importante, mais le déclin de l’élevage à partir des années 1940 et l’abandon de nombreux alpages ont entraîné le recul de l’activité pastorale laitière. A ce jour, il existe donc peu d’alpages laitiers en Belledonne. Ainsi, les chalets pastoraux du côté savoyard ne sont utilisés que rarement car les éleveurs montent voir le troupeau à la journée avant de redescendre sur leurs exploitations. La descente aux sources du Gargoton et la remontée au col de la Perrière par la combe de l’Arbet neuf est très sauvage et préservée.

03 Etape

 Refuge de la Perrière (non gardé) – Refuge de la Pierre du Carre

🥾 13km   🧭 7h     📈1330     📉1440

Du refuge, aller au col de la Frèche, puis au col d’Arpingon. Suivre la sente jusqu’au refuge des Férices. Descente sur Pré Nouveau, traverser le Bens en utilisant la nouvelle passerelle, puis montée dans le vallon de Claran, col de Claran jusqu’au refuge de la Pierre du Carre.
En chemin : L’étape commence par la courte ascension des cols de la Frèche et d’Arpingon. Ce dernier offre un panorama remarquable sur les contreforts des Grands Moulins, la Lauzière et le Mont Blanc. En continuant la sente, vous trouverez le refuge des Férices dans un cirque magnifique, une véritable conque minérale. Le torrent Le Bens matérialise le passage entre l’Isère et la Savoie. Longtemps rattachés au royaume de Piémont-Sardaigne, les Savoie n’ont rejoint la France par référendum qu’en 1860 et quelques bornes gravées (de la fleur de lys d’un côté, du dauphin de l’autre) rappellent l’histoire de ces deux départements. Puis vient l’alpage de Claran, véritable nid à myrtilles, utilisé depuis trois générations par une famille de transhumants et leurs 3 000 brebis. L’étape se termine au refuge de la Pierre du Carre. ATTENTION, vérifier si le refuge est gardé cet été. Possibilité de dormir au refuge de Claran situé un peu avant sur le parcours.

04 Etape

 Refuge de la Pierre du Carre – Refuge de l’Oule

🥾 16km   🧭 7h30     📈1290   📉1370

Du refuge, suivre les pas du trail de l’Échappée Belle, le Planay, Plan de l’Ours, le Praillet, l’Aup Bernard, la Bourgeat Noire, refuge de l’Oule.
En chemin : cette étape en mouvement pendulaire (500 m de descente puis de montée et 700 m de descente puis de montée) est marquée par ses sentiers boisés. La cabane de l’Aup Bernard pourra faire office de refuge en cas de mauvais temps et est un très bel endroit pour faire une pause. Tout en bas, le village du Gleyzin ou la Bourgeat Noire est caractéristique de ces hameaux et vallées retirés du temps. Les chalets alpins traditionnels étaient conçus pour faire face à des conditions souvent très rudes, avec le foin pour isolant et la proximité des animaux pour chauffage. La fin de l’étape peut être propice à la cueillette de quelques champignons, car ici il suffit d’un orage pour les voir s’élever au ras du sol.
Camille et Christian sauront vous accueillir et Christian ne se lassera pas de vous raconter mille et une histoires sur son métier d’éleveur, ses troupeaux, ses chiens.

05 Etape

 Refuge de l’Oule – Gite de la Martinette

🥾 16km   🧭 7h30     📈1290     📉1370

Depuis le gîte, redescendre 150 mètres du gîte d’alpage, tourner à gauche (ouest) direction la Pierre du Pin. Monter à la croix du Léat, rejoindre le lac et le chalet du même nom. Un véritable petit paradis. Traverser la combe de Tigneux et continuer jusqu’au 2ème chalet de la Petite Valloire (ou de la Fouetterie). Plus bas, passer près du 1er chalet de la Petite Valloire, récemment rénové. Descendre dans la forêt et rejoindre le chemin de traverse pour aller jusqu’à la Martinette.
En chemin : l’une des étapes les plus difficiles de la traversée, mais l’une des plus belles. L’itinéraire rejoint les alpages exploités par les troupeaux de moutons du groupement d’éleveurs des “Portes de l’Eglise”. Les paysages de l’étape sont grandioses et spectaculaires. A partir du lac du Léat, une végétation de myrtilles, de rhododendrons et de genévriers favorables au Tétras Lyre s’est développée. Puis, quelques bouquets d’aulnes se dressent sur le chemin menant à la Croix. Cette riche mosaïque de milieux naturels témoigne de la compétition entre espèces végétales. Le pastoralisme contribue ainsi au maintien des équilibres écologiques fragiles.
Jochen vous accueillera au gîte d’étape.

06 Etape

 Gite de la Martinette - Refuge des Sept-Laux

🥾 9km   🧭 3h50     📈1100     📉130

Etape au cœur de l’histoire de la Houille Blanche, force motrice de l’eau utilisée à des fins de production d’électricité suite aux travaux d’Aristide Bergès à la fin du XIXème siècle. Des lumières saisissantes vous surprendront autour des lac. Ce passage offre un panorama sur les massifs sauvages de la Grande Valloire et de Puy Gris ainsi que sur la vallée du Haut Bréda et le domaine skiable des 7 Laux.

07 Etape

 Refuge des Sept-Laux - Habert d’Aiguebelle (refuge)

🥾 10km   🧭 5h     📈600     📉1025

Du refuge, revenir sur le sentier principal, longer vers le sud les lacs Cottepens et Cos. Avant la cabane de berger, direction plein ouest et monter au col de la Vache (2556m), descente du col dans les pierriers. Suivre la sente qui traverse jusqu’au Pas de la Coche. Puis, descendre au Habert d’Aiguebelle.
En chemin : vous traversez le plateau granitique des 7 Laux. L’alpage des 7 Laux est un alpage difficile à exploiter car très rocailleux. Seules les brebis destinées à la production de viande paissent ici. La montée au Col de la Vache se fait par un vallon étroit. Du col, vous pourrez admirer un splendide panorama sur le versant Est de Belledonne avec les massifs du Taillefer et des Grandes Rousses, Grenoble et le massif du Vercors à l’Ouest. Ces éboulis sont une zone refuge pour les bouquetins. Réintroduits dans les années 1980 sur le massif du Rissiou, ils ont colonisé la chaîne de Belledonne pour devenir une des plus grandes populations des Alpes. Arrivé au Pas de la Coche, vous aurez une magnifique vue sur les glaciers des Écrins. Le Pas de la coche est le point le plus bas de la crête sommitale de Belledonne, il permet le passage de la vallée du Grésivaudan à l’Oisans. Jadis, il était emprunté par les colporteurs, évitant ainsi le long détour imposé par le contournement de Belledonne. La fin de l’étape vous conduira au Habert d’Aiguebelle avec face à vous les sommets de Chamechaude et de la Dent de Crolles.

08 Etape

 Habert d’Aiguebelle (refuge) – Refuge Jean Collet

🥾 8km   🧭 5h50     📈1060    📉875

Du Habert d’Aiguebelle, remonter au Pas de la Coche. Là-haut, aller vers la sud ouest et suivre la signalétique jaune. Le sentier longe et passe derrière le Ferrouillet, nouvellement balisé. Monter la brèche de Roche Fendue, le col de la Mine de Fer, puis arrivée plongeante sur le refuge de Jean Collet.
En chemin : au pas de La Coche, on retrouve le versant Oisans que l’on garde jusqu’à la brèche de Roche Fendue. En gagnant de l’altitude, le paysage s’assèche pour laisser place à un monde minéral. Au col de la Mine de Fer, une excavation destinée à l’extraction du fer rappelle le temps où les mineurs arpentaient les flancs de ce vallon. La sente descend et traverse le vallon très sauvage jusqu’au refuge perché sur son éperon rocheux qui domine Grenoble et la vallée du Grésivaudan.
La nouvelle gardienne, Pauline, vous accueillera.
Pour les randonneurs aguerris, il est possible de faire directement Les 7 Laux / Jean Collet (attention, très longue journée).

09 Etape

 Refuge Jean Collet – Refuge de La Pra

🥾 6km   🧭 4h30     📈950    📉780

Du Habert d’Aiguebelle, remonter au Pas de la Coche. Là-haut, aller vers la sud ouest et suivre la signalétique jaune. Le sentier longe et passe derrière le Ferrouillet, nouvellement balisé. Monter la brèche de Roche Fendue, le col de la Mine de Fer, puis arrivée plongeante sur le refuge de Jean Collet.
En chemin : au pas de La Coche, on retrouve le versant Oisans que l’on garde jusqu’à la brèche de Roche Fendue. En gagnant de l’altitude, le paysage s’assèche pour laisser place à un monde minéral. Au col de la Mine de Fer, une excavation destinée à l’extraction du fer rappelle le temps où les mineurs arpentaient les flancs de ce vallon. La sente descend et traverse le vallon très sauvage jusqu’au refuge perché sur son éperon rocheux qui domine Grenoble et la vallée du Grésivaudan.
La nouvelle gardienne, Pauline, vous accueillera.
Pour les randonneurs aguerris, il est possible de faire directement Les 7 Laux / Jean Collet (attention, très longue journée).

010 Etape

 Refuge de La Pra - Chamrousse (Recoin – hébergement station)

🥾 9.5km   🧭 3h15    📈475     📉915

Cet itinéraire passe par l’ancien GR®549 jusqu’aux lacs Robert. Aller à Recoin via le lac des Pourrettes.
En chemin : du refuge, on descend à travers les pâturages ponctués de mares, de cours d’eau et de nombreux lacs aux eaux cristallines. La montagne accueille dans ces lieux magiques un troupeau local de près de 1500 brebis. Jusqu’aux lacs Robert, s’étend l’enfilade ininterrompue et majestueuse des sommets et des lacs de Belledonne, là où se rencontrent régulièrement les bergers et les randonneurs. Vous entrez dans une zone protégée, Natura 2000. Le sentier traverse un secteur caractéristique avec sa forêt clairsemée de pins cembro, espèce de conifère rare, et de pins à crochet. Après les lacs Robert, on rejoint facilement la station de Chamrousse. Un troupeau de 1200 brebis du sud de la France et quelques génisses y pâturent de juin à octobre.
À Chamrousse, vous retrouverez une vie plus animée et vous pourrez bénéficier des animations et évènements du moment.
Possibilité d’hébergement, de restauration et de transports en commun.
Renseignez-vous auprès de l’office de tourisme au 04 76 89 92 65 ou directement sur https://www.chamrousse.com

011 Etape

 Chamrousse (Recoin) - Vizille

🥾 17km   🧭 5h30     📈410     📉1785

Du Recoin à Chamrousse, rejoindre Roche Béranger puis descente sur Vizille par le col de la Madeleine. Traversée des hameaux de Mont Sec et Montjean. Arrivée sur Vizille par la nationale (100m).
En chemin : cette dernière étape est différente et dévoile son charme par sa descente essentiellement forestière. Une forêt splendide aux essences multiples. Les points de vue sur le plateau Matheysin égalent les précédents plus montagneux. Les hameaux de Mont Sec et Montjean sont authentiques et nous font découvrir la tranquillité des gens qui y vivent. Descente soutenue jusqu’à Vizille où on arrive derrière le château et son domaine. Vizille, berceau de la Révolution : la pause historique s’impose et vous saurez tout sur la naissance de la Révolution.
Possibilité d’hébergement, de restauration et de transports en commun.
Renseignez-vous auprès de l’office de tourisme au 04 76 68 15 16 ou directement sur https://www.sudgrenoblois-tourisme.com

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