En dehors des grosses usines et des carrières, d’autres industries se développent. C’est le cas de la marque Opinel dont l’histoire commence dans le hameau de Gévoudaz et des pâtes La Pasta à Saint-Jean-de-Maurienne.
L’histoire de l’Opinel
En 1872, Joseph Opinel nait à Gévoudaz, un petit hameau d’Albiez-le-Vieux. Lieu-dit aux conditions rudes à l’époque, mais situé au bord d’une rivière, endroit parfait pour en faire un atelier. C’est ici que Victor-Amédée, son ancêtre, s’est installé pour exercer sa profession de forgeron en 1800. À la tête d’un atelier à présent familial, son petit-fils deviendra un taillandier renommé. Vous l’aurez deviné, c’est lui, Joseph Opinel qui créera le célèbre couteau pliable. Il s’intéresse aussi aux nouvelles techniques de son époque qui le passionnent. Il alliera les apprentissages de son père avec la modernité pour créer le fameux couteau de poche. Un manche ergonomique en bois, une lame effilée pliable dans son manche : un objet pratique au design déjà avancé. L’opinel est né. Il choisit comme emblème une main couronnée, les trois doigts référence à l’histoire de la ville de Saint-Jean-de-Maurienne et de la légende des reliques de Saint Jean-Baptiste ; et la couronne qui fait référence au duché de Savoie.
Les ventes s’accélèrent et dès 1901, on manque de place. L’atelier familial devient alors une usine, construite au pont de Gévoudaz, au bord de la route. Opinel s’installera à Cognin en 1915, un site se trouvant également au bord d’une rivière, à proximité de Chambéry. Joseph Opinel a quitté sa vallée natale mais pas la Savoie. L’usine est aujourd’hui à Chambéry, à seulement quelques encablures de l’usine de Cognin. Elle promeut toujours le Made in France.
La Pasta
La Maurienne est le berceau d’une première usine de pâtes de Savoie en 1884. La famille Bozon Verduraz, venue de Saint-Colomban-des-Villards s’installe à Saint-Etienne-de-Cuines en 1884. Le père Jean Pierre, puis son fils Emmanuel vont donner naissance à une gigantesque usine qui va fabriquer des pâtes grâce à la puissance de l’hydroélectricité qui va donner l’énergie aux machines. L’usine fabrique 125 tonnes par jour et plus de 700 ouvriers fabriquent des coquillettes, vermicelles, nouilles, spaghetti, plombs (des pâtes rondes). Le rayonnement de l’usine est international.
Depuis 2005 l’usine fabrique des spécialités de Savoie, dans la pure tradition initiée en 1884. Cette entreprise familiale est engagée dans le choix des matières premières, les farines sont soigneusement sélectionnées, pour être ensuite transformées en crozets, sapins, edelweiss, gentianes, tortillons, finettes…
« Nos pâtes racontent notre territoire et notre terroir. »